AOÛT 2009

Des vestiges découverts à Bayahíbe

Grotte de ChichoDans la Grotte de Chicho

L’ACTU : Des chercheurs de l’Université d’Indiana des Etats-Unis ont découvert des restes presqu’intacts d’un petit singe dans une grotte submergée dans l’Est de la République dominicaine, qui obligerait à remettre en question les études sur la paléontologie faites jusqu’à présent dans toute la région.

La recherche a été effectuée dans la Grotte de Chicho, située dans la source de Padre Nuestro à Bayahíbe, et a inclus aussi la découverte de restes, en bon état, des sept paresseux, espèces dont l’extinction s’est produite il y a un peu plus de 6.000 ans, ainsi que d’importants vestiges de la culture Taína.

L’importance de la découverte se situe dans le fait que la science n’a jamais pu démontrer l’existence endémique de primates dans les Caraïbes, ni la cohabitation de ceux-ci avec des êtres humains. L’étude de l’Université d’Indiana a été effectuée avec la coopération du Secrétariat de la Culture à travers le Bureau du Patrimoine Subaquatique et le Musée de l’Homme Dominicain, le Secrétariat du Tourisme et le Secrétariat de l’Environnement.

Nous savions que la caverne de Padre Nuestro était très importante, pour les restes des paresseux récemment trouvés mais pour des primates aussi !, a dit Jessica Keller, la chercheuse de l’Université d’Indiana à qui l’on doit cette importante découverte.

Cette découverte pourrait réécrire la paléontologie des Caraïbes, a-t-elle ajouté.

Charles D. Beeker, directeur du Bureau d’Études Subaquatiques de l’Université d’Indiana, dirige l’équipe qui effectue la recherche, qui est la même que celle qui a découvert les restes du navire du Capitaine Kidd, il y’a quelques années

Cette grotte peut garder beaucoup de réponses en relation avec le processus de population continentale et avec l’apparition et l’extinction d’animaux qui n’existent plus  a dit le chercheur.

Le site contient des informations précieuses sur les Caraïbes et il nous donne l’occasion d’en apprendre davantage sur les primates et sur la disparition des paresseux, à savoir qu’elle n’est peut-être pas aussi précoce qu’on le pensait et si elle est liée à l’homme, a-t-il ajouté.

Bayahibe Live, le 03.08.09